Élise Deubel
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Garder la poule au chaud, 2021. Dimensions variables. Paille, installation vidéo sur moniteur.

Je m’appelle Élise Deubel, j’ai 23 ans et suis maintenant étudiante depuis cinq ans à l’Ensad Nancy. Une grande partie de mon travail tourne autour des vestiges et objets archéologiques auxquels on attribue parfois des fonctions floues et incertaines. Je m’interroge aussi sur la frontière entre les objets d’art hors de portée et protégés et objets d’artisanat destinés à l’usage. Mes médiums principaux sont la céramique, le dessin et la sculpture. J’ai commencé la fonderie fine l’été dernier, qui me permet de créer de très petites pièces majoritairement en bronze et en argent. Elles sont pensées comme des trouvailles aux fonctions incertaines et par la même occasion un moyen de questionner l’importance de l’échelle dans un espace d’art contemporain. Le processus de métamorphose apparaît autant avec la technique de fonte à la cire perdue (transformation de la cire en métal) que par le cheminement du dessin vers la sculpture. Ainsi je peux créer un dialogue entre des formes qui sortent de mon répertoire personnel et en sortir des objets ambigus et hybrides.